Le géant français des télécommunications Orange est revenu nettement dans le vert au premier semestre, porté par la prise de contrôle de sa coentreprise espagnole MasOrange, et se montre désormais plus confiant pour le reste de l'année, selon un communiqué publié mardi.
( AFP / THIBAUD MORITZ )
Sur les six premiers mois de 2026, le groupe a dégagé un bénéfice net de 3,6 milliards d'euros, dopé par un "gain de 2,4 milliards d'euros issu de la prise de contrôle exclusif" de MasOrange, finalisée début juin.
Un an auparavant, l'entreprise avait accusé une perte de 105 millions d'euros, creusée par une provision liée à un accord sur l'emploi.
De janvier à juin, les ventes ont grimpé de 3,5% sur une base comparable, à 20,9 milliards d'euros.
L'excédent brut d'exploitation après loyers (Ebitdaal), indicateur de référence du secteur, a quant à lui augmenté de 5%, à 6,1 milliards d'euros.
"Cette excellente performance nous permet aujourd'hui de relever nos objectifs annuels", a annoncé la directrice générale du groupe, Christel Heydemann, citée dans le communiquée.
Sur l'année, Orange s'attend désormais à une croissance de son Ebitdaal supérieure à 4%, contre une hausse de plus de 3% attendue précédemment.
Au premier semestre, le groupe a vu sa croissance à nouveau portée par la région Afrique et Moyen-Orient, où son chiffre d'affaires a augmenté de 13,9%, à 4,6 milliards d'euros.
En France, son principal marché, les ventes ont connu une plus faible progression de 1,2%, à 8,7 milliards d'euros.
Les activités dédiées aux entreprises d'Orange Business ont pour leur part connu un recul de 3,1%, à 3,5 milliards d'euros, dans un "environnement de marché difficile".
Le groupe, engagé dans une stratégie de consolidation, a conclu début juin un protocole d'accord pour l'acquisition conjointe de SFR, avec Bouygues Telecom et Iliad (Free).
Les trois opérateurs devraient racheter SFR pour un montant de 20,35 milliards d'euros. Orange participe à l'opération à hauteur de 27%.
Avant d'être finalisé, le rachat doit encore obtenir l'autorisation de l'Autorité de la concurrence. Début juin, le consortium avait indiqué que la transaction "pourrait intervenir au second semestre 2027".
Orange a également révélé lundi vouloir augmenter les capacités de ses centres de données français à travers la création d'une coentreprise avec la société néo-zélandaise spécialisée en infrastructures Morrison, accompagnée d'un investissement de trois milliards d'euros.
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